Gabrielle se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée - un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu'une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Après LES AMOURS D’ANAÏS, qui révélait déjà l’intérêt de la réalisatrice pour des personnages féminins tiraillés entre désir et contradictions intimes, la réalisatrice renoue avec une romance marquée cette fois par les codes sociaux. Le film saisit avec subtilité cet instant décisif où une vie en apparence équilibrée laisse peu à peu apparaître ses premières failles. Découpé en chapitre, il utilise le romanesque pour évoquer le désir féminin à un âge où le cinéma continue trop souvent de l’invisibiliser.