Enzo, 19 ans et sa sœur Carla, 20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père, Anthony est libéré de prison, Enzo voit la promesse fragile d’une famille à reconstruire contrairement à Carla pour qui l’idée reste inconcevable. Rattrapé par son passé, Enzo doit se confronter à une vérité qu’il a trop longtemps gardée pour lui. Avec un Bastien Bouillon à contre-emploi jouant un père voyou et un duo de jeunes acteu.trices crevant littéralement l’écran, Julien Gaspar-Oliveri frappe fort pour un premier film social en forme de drame familial. La caméra à l’épaule rappelant le cinéma-vérité donne au film une authenticité rare en illustrant une vie cabossée, accidentée. Le dérapage est proche, le monstrueux est latent. Avec ses dialogues hachés et son final étonnant, c’est le manque de communication, l’impossibilité de crier qui deviennent le sujet du film. Et le passé va ressurgir en révélant bien des secrets.