Deux villes unies par le rythme de la salsa : New York, où le genre est né, et Cali, en Colombie, où il prospère avec passion.
La Salsa Vive est une œuvre pleine d’énergie qui plonge dans la mémoire vivante de la salsa, ce genre musical qui, malgré les mutations et les aléas, reste présent dans les rues et sur les vinyles de celles et ceux qui le vivent et le ressentent. Juan Carvajal, cinéaste colombien originaire de Cali, cherche ici à capturer l’essence du genre à travers trois de ses grandes capitales : New York, Cali et Porto Rico. Il complète son récit de précieux témoignages, parmi lesquels ceux de Rubén Blades. Les souvenirs de la salsa dans les quartiers sont complétés par les histoires de figures telles que Henry Fiol et Johnny « El Dandy » Rodríguez, danseur de Cali (salsa caleña), offrant une vision complète de la salsa depuis le cœur de la ville qui la vit à 100 %. L’une des découvertes les plus significatives est la manière dont les disques de Boogaloo (genre musical latino apparu dans les années 1960), initialement conçus pour être écoutés à 33 tours, ont été accélérés à 45 tours lors des fêtes de rue, donnant naissance à ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de salsa. La Salsa Vive met en évidence le pouvoir transformateur de la musique et montre comment, malgré les hauts et les bas, la salsa reste vivante dans les corps qui la dansent et dans les cœurs qui la ressentent.