Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité tout entière vit dans une simulation… Il avance des incohérences et des bugs dans le monde qui les entoure, comme les huit doigts de la boulangère, ou la compagne de Bruno, jouée par Anaïs Demoustier, qui accouche en dix petites secondes debout devant eux. Avec son esthétique très Play Station 1, volontairement cheap et maladroite, le nouveau film de Quentin Dupieux est un véritable joyau d’humour décalé, de répliques déjà cultes et d’idées renversantes où la réalité se distord pour notre plus grand bonheur. Le film n’est pas à proprement parler un film d’animation. Il a été modélisé en 3D avec le logiciel libre Blender (et probablement tourné en prises de vue réelles avant sa modélisation). Le fond et la forme sont donc à l’unisson dans ce regard méta sur notre pauvre monde. La société de consommation y est ouvertement moquée et l’on se perd très agréablement dans les méandres d’un scénario plus « Dupieux » que jamais.