Juin 1943, Jean Moulin, chef de la Résistance, est arrêté alors qu'il tente de réunifier les forces de l’Armée Secrète. Interrogé par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, Moulin est entraîné dans une confrontation implacable. Son ultime combat face à la manipulation et la brutalité commence. Le destin de la France libre en dépend. Le réalisateur du FILS DE SAÜL, on le sait, maîtrise parfaitement le cadrage et les plans étouffants, plongeant le spectateur au cœur de la clandestinité et de la peur. Ici, c’est l’expérience physique, le silence d’un héros historique, la résistance (intérieure) et la tension qui sont au cœur de ce huis clos, s’éloignant souvent des facilités des biopics historiques ou des grands récits épiques. Dans ce refus de la fresque historique, Nemes trouve son ton : un film s’espionnage qui se transforme en drame psychologique dans un face à face où le bien et le mal s’affrontent.