Raúl est un cinéaste culte en pleine crise créative. Lorsqu’un drame frappe l’une de ses plus proches collaboratrices, il s’en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien. Les deux cinéastes deviennent les deux facettes d’un même personnage, dans un jeu de miroirs où l’impudeur de l’autofiction dévoile autant qu’elle détruit. Mais jusqu’où peut-on aller pour raconter une histoire ? C’est la question centrale que pose Pedro Almodóvar. Après son détour américain, avec LA CHAMBRE D’À CÔTÉ, Lion d’or à Venise, Almodóvar revient en Espagne pour son 24e long-métrage. AUTOFICTION entremêle deux récits parallèles : celui d’Elsa, une directrice de publicité qui s’envole pour Lanzarote peu après le décès de sa mère, et celui du cinéaste Raúl, en pleine crise créative, brouillant les frontières entre fiction et réalité. Cette « tragicomédie sur le genre » a été très bien accueillie en Espagne. Certains critiques la considèrent même comme un chef-d’œuvre, où le réalisateur de 75 ans se livre plus intimement encore que dans DOULEUR ET GLOIRE.